*Exposition Yasmina Benabderrahmane. La bête, un conte moderne au BAL
LE BAL Jusqu'au 23 août 2020
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Lauréate du « Prix jeune création » en 2019, la plasticienne Yasmina Benabderrahmane présente une installation immersive, inspirée de son dernier voyage au Maroc, au cours duquel elle assista à la construction d’un théâtre à ciel ouvert dans la vallée du Bouregreg.
Tentant d’apprivoiser son pays d’origine en capturant plusieurs scènes de ce chantier pharaonique, l’artiste dessine peu à peu les contours d’une bête moderne, rongeant les paysages ancestraux. Des plaines argileuses aux architectures de béton, l’artiste nous place entre deux rives, deux temps habités par l’imaginaire de son enfance. Dans les soubresauts saccadés de la pellicule, cette œuvre mélancolique illustre l’histoire marocaine minérale, effrayée par la bête ravageuse, dont les images sauvegardées se transforment progressivement en témoins d’une époque révolue.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
On croyait connaître Jef Aérosol. Le pochoir, la rue, les visages devenus emblématiques. À la galerie Mathgoth, l’artiste révèle un autre pan de son travail
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