*Exposition Yasmina Benabderrahmane. La bête, un conte moderne au BAL

LE BAL
Jusqu'au 23 août 2020

 

5

Lauréate du « Prix jeune création » en 2019, la plasticienne Yasmina Benabderrahmane présente une installation immersive, inspirée de son dernier voyage au Maroc, au cours duquel elle assista à la construction d’un théâtre à ciel ouvert dans la vallée du Bouregreg.

Tentant d’apprivoiser son pays d’origine en capturant plusieurs scènes de ce chantier pharaonique, l’artiste dessine peu à peu les contours d’une bête moderne, rongeant les paysages ancestraux. Des plaines argileuses aux architectures de béton, l’artiste nous place entre deux rives, deux temps habités par l’imaginaire de son enfance. Dans les soubresauts saccadés de la pellicule, cette œuvre mélancolique illustre l’histoire marocaine minérale, effrayée par la bête ravageuse, dont les images sauvegardées se transforment progressivement en témoins d’une époque révolue.


Vous aimerez aussi…

  • Contemporain
  • Gratuit

Joseph Albers, l'art des carrés colorés

Du 15 janvier au 21 mars 2026
Galerie David Zwirner

Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.

  • Contemporain
  • Gratuit

Emily Mason, et si on libérait l'abstraction ?

Du 10 janvier au 14 mars 2026
Galerie Almine Rech

L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.

Photo : Marcel Imsand
  • En amoureux
  • Incontournable

Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public

Du 27 janvier au 5 avril 2026
BnF - Site François Mitterrand

C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.

Étienne Bossut, Laocoon, 2003, © Étienne Bossut- Adagp, Paris, 2025. Collection Frac Île-de-France. Photo Aurélien Mole
  • Contemporain
  • Insolite

Le syndrome de Bonnard, ou le doute comme moteur

Du 14 février au 19 juillet 2026
Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves

Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.