Exposition Francis Wilson au Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine

Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine
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Le musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine lance une grande rétrospective sur l’œuvre de Francis Wilson. L’artiste américain, né en 1935, s’installe en France à la fin des années 60. C’est dans la décennie suivante que cet autodidacte atypique fait une rencontre déterminante dans sa carrière artistique, celle du réseau d’artistes de l’association  « Textile/Art » qui marquera à jamais sa production.

Commençant par de petits formats proches des recherches de l’art brut, Francis Wilson s’attaque bientôt à de plus grands formats – en conservant sa technique du façonnage de sculptures en fibres de coco, à l’image de sa série des « Tjurunga » qui se présentent comme de lourds manteaux dont le nouage de fibres enduites de peinture et de sable provoque des plis naturels. D’autres œuvres nouées, les « Mutta », de grands carrés repliés, prolongent cet ensemble harmonieux.

Aujourd’hui son œuvre est reconnue par les plus grands musées, ayant acquis des œuvres-clés de sa création (le Musée d’Art Moderne de Paris ou le Musée des Arts décoratifs parmi d’autres). Cette exposition unique présente toutes ses œuvres, en suivant l’évolution de l’artiste qui délaisse ses méthodes habituelles au bénéfice du châssis dans les années 90 et offre un véritable éclatement de couleurs.

ZOOM SUR LE MUSÉE JEAN-LURCAT ET DE LA TAPISSERIE CONTEMPORAINE

Avant d’accueillir l’une des plus importantes collections de tapisseries au monde, cet impressionnant bâtiment abritait l’hôpital Saint-Jean et un ancien orphelinat. L’ensemble hospitalier, créé au XIIe siècle, dont le style gothique a été remarquablement bien conservé, constitue une œuvre d’art à part entière, bordée de larges contreforts plats et de voûtes bombées. La grande salle des malades a connu une seconde vie en accueillant depuis 1968 le plus grand ensemble contemporain de tapisseries, Le Chant du monde, de Jean Lurçat. Cette salle, ainsi qu’un cloître attenant datant des années 1180, sont ouverts au public alors que les caves et les greniers sont investis lors de réceptions. Quant à l’ancien orphelinat du XVIIe siècle, il a été rénové en 1986 afin de créer une extension au musée et rassemble soixante œuvres qui suivent le fil de l’histoire de la tapisserie, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours.

Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine
Prochainement
4 boulevard Arago, 49100 Angers


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