* Exposition Global(e) Resistance au Centre Pompidou
Centre Pompidou Du 29 juillet 2020 au 4 janvier 2021
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Pour un art engagé
Dès l’entrée dans le forum du Centre Pompidou, le ton est donné avec cette sculpture monumentale qui s’élève majestueusement : deux chaises de six mètres de haut se font face, comme pour symboliser une rencontre entre les peuples. L’une est surmontée d’effets de voyage, de bagages amoncelés les uns sur les autres et l’autre de tampons administratifs. Cette œuvre de l’artiste camerounais Barthélémy Toguo, Rédemption, incarne une forme de résistance par l’art et appelle au salut des peuples, tout comme ses empreintes de tampons comportant des slogans de résistance qui courent sur les murs du parcours d’exposition, rythmant notre visite. Au total, une centaine d’œuvres engagées – sculptures mais aussi vidéos et extraits musicaux à l’image de l’album Par les damné.e.s de la terre du musicien Rocé, produites par plus de soixante artistes issus d’Afrique de l’Ouest et du Sud, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud Est et d’Amérique Latine – entrent en écho pour nous livrer un témoignage poignant, dénonçant l’oppression des migrants, des sans-abris ou encore les conflits armés.
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Dans l'expo... Malala Andrialavidrazana, Figures 1861, Natural History of Mankind, 2016-2017
L’humanité ne fait qu’une Explorer l’histoire de l’humanité, par l’assemblage de portraits et de cartes, d’icônes et de symboles, c’est tout l’art de Malala Andrialavidrazana, une photographe plasticienne malgache qui crée des collages d’atlas mondiaux, de billets de banque et d’illustrations populaires, mêlant les cultures pour y dévoiler leurs richesses.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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