La peinture en système de Martin Barré exposée au centre Pompidou

Centre Pompidou
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Il est l’un des peintres abstraits les plus importants du XXe siècle. Né à Nantes en 1924, Martin Barré a très vite lâché ses pinceaux pour peindre directement au tube sur la toile. Loin d’être lyrique ou suprématiste, son art cherche à explorer l’espace interne du tableau, se construisant par le biais de lignes parallèles et de géométries colorées. Traits à la règle, marques à la bombe aérosol ou simples empreintes de doigts flottent sur le support blanc, rendant le tableau autonome de toute idéologie. À travers 66 œuvres datant de 1955 à 1992, cette rétrospective révèle ainsi les différentes expérimentations de ce peintre singulier qui n’a jamais voulu se rapprocher d’un quelconque mouvement. On constate que les formes disparaissent progressivement en faveur de lignes qui révèlent l’architecture de la toile. Tout est là, devant soi, sur le tableau. C’est à partir des années 1970 que Barré va systématiser sa technique : en partant d’un fond blanc, il trace avec hargne des grilles dont il hachure les cases. Le travail se décline, devient sériel, et finit par s’épuiser lorsque le peintre réinstaure le traditionnel rapport figure/fond avec des géométries colorées durant ses dernières années. Mais qu’il s’agisse de figures colorées ou de systèmes de lignes, Martin Barré a poursuivi avec la même rigueur son questionnement sur la peinture en tant que telle, à travers son format, sa structure et sa répétition.


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