* Le monde de Laurence Aëgerter à l'exposition du Petit Palais

Petit Palais
Jusqu'au 17 janvier 2021

  • Laurence Aëgerter, Ruta graveolens i.a. - Barrington crater, Arizona, USA, de la série Healing Plants for Hurt Landscapes, 2015
  • Laurence Aëgerter, Cannabis sativa i.a. - coastal Japan, de la série Healing Plants for Hurt Landscapes, 2015
  • Laurence Aëgerter, Digitalis ambigua i.a. – Normandy, France, de la série Healing Plants for Hurt Landscapes, 2015
  • Laurence Aëgerter, Helichrysum italicum i.a. - Nagasaki, Japan, de la série Healing Plants for Hurt Landscapes, 2015
  • Laurence Aëgerter, Longo Maï, 2013
  • Laurence Aëgerter, Longo Maï, 2013
  • Laurence Aëgerter, Soleils couchants sur la Seine à Lavacourt, 202

 

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C’est un véritable voyage dans le monde de Laurence Aëgerter que nous offre le Petit Palais. Le parcours, qui s’ouvre avec un miroir gravé de la formule « Ici mieux qu’ailleurs » annonce d’emblée les thèmes du double et de l’évasion que file la métaphore tout au long de l’exposition. L’œuvre intitulée Confetti poursuit cet itinéraire stupéfiant à la croisée des arts : constituée précisément des 58 038 photographies que contenait le téléphone de la plasticienne, le collage amuse autant qu’il dérange. Réduites à la taille des petits bouts de papier dont elles portent le nom, ces dizaines de milliers de minuscules images réactivent pourtant les souvenirs de ces instants figés en les convoquant dans l’ici et le maintenant. Images figées d’instants éphémères, celles-ci n’ont-elles d’autre but que de s’accumuler, en quantités monstrueuses, dans une boîte numérique ? Le parcours se poursuit avec la galerie des grands formats, où l’artiste pare les sculptures d’un manteau de protection, qu’elle imagine semblable à celui de la Vierge qui protège les humbles et les petits. C’est cette dualité permanente entre nos modes de vies et nos aspirations que souligne l’artiste, dans une œuvre à la délicatesse éblouissante.