* Rencontre avec les visages de Vhils à l'exposition de la galerie Danysz
Galerie Magda Danysz Du 13 octobre au 23 décembre 2020
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En vous promenant dans une ville, au détour d’une rue, un visage vous fait face. Creusés dans des murs à l’abandon, les œuvres plastiques de Vhils sont traversées par une tension constante entre mouvance et immuabilité. Au lieu de recouvrir les surfaces murales de couches de peinture, il les sculpte, les perce, les brûle à l’acide et les dégrade aux explosifs, si bien que des fragments de visage se dessinent, progressivement, comme une trace durable dans le temps. En creusant dans le mur, l’artiste portugais fait soudain ressurgir des briques orange, d’anciennes affiches et de multiples graffitis. Chaque couche dévoile une part d’histoire, comme autant de strates de l’âme, à travers le portrait de personnes anonymes résidants dans la ville.
Pour cette exposition, Vhils renouvelle ses techniques pour réaliser des œuvres grandioses en trois dimensions : une grande installation lumineuse à l’entrée de la galerie accueille les visiteurs avec un portrait éclairé par intermittence, dévoilant une figure fragile et fugitive. À l’intérieur, ses portraits sont suspendus dans des pièces en plexiglass, stratifiées, permettant une vue à 360°. On y découvre une série inédite de métaux gravés à l’acide et rouillés, déformant les visages saturés. Avec différents matériaux récupérés dans les ferrailleries, l’artiste mène ainsi une réflexion sur notre civilisation réduite à l’état de fossile. Pris dans un rythme de vie effréné, que restera-t-il de ces hommes et de ces femmes, figés dans le métal ? Quel témoignage ces œuvres apporteront-elles à l’avenir ? Tant de questionnements que Vhils ne cesse de creuser, à la manière d’un archéologue.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Saint-Sébastien-Froissart, Filles du Calvaire, Chemin Vert
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
GALERIE CEYSSON & BÉNÉTIÈRE Du 20 mai au 20 juin 2026
Nancy Graves (1939-1995) a passé sa vie à confondre les disciplines. Une des premières femmes à avoir une exposition solo au Whitney (1969, avec ses chameaux grandeur nature), elle poursuit dans les années 1970-1990 un travail où paléontologie, astronomie, zoologie et archéologie se croisent sur la toile.
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