* Exposition L'aventure archéologique de Napoléon III d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye

Musée d'archéologie nationale
Jusqu'au 3 janvier 2021

Nous vous emmenons aujourd’hui découvrir une exposition impériale qui nous mène de Jules César à Napoléon III, ou plutôt l’inverse d’ailleurs, vous allez comprendre… S’il est bien un musée atypique et extraordinaire, c’est le musée d’Archéologie nationale à Saint Germain-en-Laye. Son écrin n’est autre que le Château historique de nos rois de France marqué par la naissance du Roi Soleil en 1638, la chapelle gothique de Saint Louis – l’original de la Sainte Chapelle d’ailleurs, dans laquelle se déroule l’exposition –, le palais Renaissance de François Ier, le Château Neuf d’Henri IV... Puis la Cour se déplacera à Versailles en 1682, délaissant cette résidence royale pour en faire un pénitencier militaire. Ce Palais des Rois sera sauvé par Napoléon III, qui décidera d’y créer le premier musée consacré entièrement à l’archéologie, l’un des plus grands musées d’Europe, retraçant l’histoire de la Gaule des origines à l’an 1000.

Sauvé, juste à temps. Un peu comme cette exposition, miraculeuse rescapée, qui a vu le jour en réussissant à faire venir des trésors inédits du monde entier, malgré un contexte particulièrement complexe. Nous sommes donc accueillis ici par Napoléon III faisant face à l’incomparable Jules César, redoutable stratège, fin conquérant, et réformateur visionnaire. Un modèle pour celui qui rêvait d’être son successeur moderne, en quête de gloire après sa prise de pouvoir par un coup d’Etat le 2 décembre 1851. Il lui faut retrouver les traces du général romain, revenir sur ses sièges sur les sites de Gergovie et d’Alésia, dans ses palais impériaux des jardins Farnese, dont il a fait l’acquisition sur la colline du Palatin, à Rome. Pour ce faire, l’Empereur déploie un dispositif impressionnant, mobilisant militaires, archivistes, enseignants, hommes d’Église, cartographes, photographes, scientifiques de tous bords pour se lancer dans une conquête inédite, celle de l’Histoire de l’Europe. Et nous le suivons, lui et ses équipes d’experts dans la découverte d’une AntiquitéeAntiquité enfouie. Car et passionnante. Vous l’aurez compris, pour Napoléon III, l’archéologie est loin d’être un simple hobby, c’est une véritable obsession. ’Empereur L’Empereur déploiera les plus grands moyens de son temps pour sortir de terre les vestiges qui lui permettront de revivre la folle épopée romaine. Nous pénétrons ici dans un atelier scientifique d’archéologie de l’époque, présentant un appareil photographique historique, des plaques de verre, des albums de clichés, regardez un peu ces panoramiques révolutionnaires en leur temps quand on sait l’importance du temps de pose, la difficulté à s’élever au-dessus du sol pour prendre de la hauteur, sans oublier le poids des plaques de verre qui permettaient de réaliser chaque cliché, et celui du matériel de développement photographique qui devait impérativement se faire sur place. Des moulages de reproduction, ainsi que des dispositifs interactifs et 3D permettant de découvrir ces trésors avec les mêmes yeux que ceux des premiers visiteurs du musée en 1867. Réécrire l’Histoire, c’est un véritable enjeu politique qui se joue ici, pour cet Empereur qui rédige sa célèbre Réécrire l’Histoire, c’est un véritable enjeu politique qui se joue ici, pour cet Empereur qui rédige sa célèbre « Histoire de Jules César » dont les deux premiers tomes sont achevés en 1865 et 1866 et qu’il lèguera au musée à son inauguration le 12 mai 1867. Au-delà du caractère extraordinaire des trésors présentés ici comme ces plaques de verre rétro-éclairées ou ces maquettes qui semblent à peine sorties de l’atelier malgré leur presque 200 ans, nous ressentons à notre tour, l’engouement qui a pu saisir l’Empereur et son peuple pour cette nouvelle discipline, celle de l’archéologie, au Second Empire. Nous plongeons dans l’ébullition des découvertes de l’époque, jusqu’à leur première exposition mondiale ici, à Saint Germain-en-Laye. . Trouver un modèle historique intouchable et porter cette connaissance aux yeux de tous devient son unique obsession. Jusqu’à la création du premier musée « gallo-romain » présentant de manière inédite des pièces archéologiques en guise d’œuvres d’art. Toute la population est mobilisée, militaires, enseignants, scientifiques… En 1861, Napoléon III acquiert les Jardins Farnèse sur la colline du Palatin à Rome et y engage des fouilles archéologiques. Au-delà des pièces extraordinaires présentées ici, des trésors très rarement présentés au public, et réunis pour la première fois, nous assistons à la naissance de l'archéologie scientifique.

  • Domus tiberiana
  • Joseph Fortuné Layraud, Ruines du mont Palatin. Vue des fouilles de la maison de Livie
  • Auguste Bartholdi, Reconstitution de légionnaire romain
  • Pietro Dovizielli, Equipe de fouilles en action
  • Palatino, statua trovata allo studio Roma (vue intérieure de l’Antiquarium)
  • Palazzo de Cesari. Quartieri Tiberiani. Roma
  • Peristilio. Palazzo de Cesari. Roma
  • Portrait féminin, cheveux à la Julia Titi (diadème), découverte en 1865 dans la domus Tiberiana
  • Jean-Auguste Barre, Portrait Napoléon II
  • Edouard Flouest, Planche représentant les objets trouvés aux Laumes

 

10

Dans le courant du XIXe siècle, l’archéologie se retrouve au cœur de nouveaux enjeux tant politiques que scientifiques, permettant aux États de s’approprier les cultures passées, de construire leur identité nationale et parfois de découvrir de précieux trésors...

Napoléon III, passionné d’archéologie et fasciné par Jules César, entend marcher sur les traces de l’Empereur romain en lançant une conquête inédite, celle de l’Histoire de l’Europe. Pour ce faire, l’Empereur déploie un dispositif impressionnant – mobilisant militaires, archivistes, enseignants, hommes d’Église, archéologues, historiens, photographes, cartographes – pour identifier les sites à fort potentiel et y effectuer des fouilles à très grande échelle, de la Grèce à l’Italie, de la France à l’Orient. Napoléon III met en place un protocole d’investigation rigoureux, s’appuyant sur les avancées scientifiques de l’époque, à commencer par la photographie qui permet de créer des bases d’archives inégalées.

Mais aujourd’hui, ces collections ont été dispersées, et le musée a entrepris un travail colossal de réunion de ce corpus disséminé à travers le monde pour nous faire revivre cette période de l’Histoire qui fera de l’archéologie une discipline nationale. Nous pénétrons ici dans un atelier scientifique d’archéologie de l’époque, présentant un appareil photographique, des plaques de verre, des albums de clichés, des moulages de reproduction, ainsi que des dispositifs interactifs et 3D permettant de découvrir ces trésors avec les mêmes yeux que ceux des premiers visiteurs du musée en 1867. Une immersion au cœur de ces chantiers historiques, entourés par les pièces exceptionnelles qui y furent découvertes, des clichés incroyablement bien conservés témoignant des fouilles d’Alise-Sainte-Reine, des Jardins Farnèse, de la maison de Livie, et les œuvres de Layraud, seul artiste-peintre français à avoir assisté à ces fouilles. Une fabuleuse mise en abîme d’un retour vers le passé, nous permettant de ressentir l’engouement de l’époque pour cette discipline nouvelle du Second Empire.

The exhibition sets out to retrace the history of collections that are now dispersed throughout the world. By reuniting this corpus, it seeks to tell the story of the excavations instigated by Napoleon III in the footsteps of Caesar.

Nos photos de l'exposition à découvrir

  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale

 

19

Le saviez-vous ?
S’il est bien un musée atypique et extraordinaire, c’est le musée d’Archéologie nationale. Son écrin n’est autre que le Château historique de nos rois de France marqué par la naissance du Roi Soleil en 1638, la chapelle gothique de Saint Louis – qui n’est autre que l’original de la Sainte Chapelle –, le palais Renaissance de François Ier, le Château Neuf d’Henri IV... Puis la Cour se déplacera à Versailles en 1682, délaissant cette résidence royale qui deviendra un pénitencier militaire. Promis à un funeste destin, ce Palais des Rois sera sauvé par Napoléon III, qui décidera d’y créer le premier musée consacré entièrement à l’archéologie du territoire national, classé au titre des monuments historiques en 1863. Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, transforma ce dédale de faux planchers et de corridors délabrés en l’un des plus grands musées d’Europe, composé de 19 salles retraçant la vie des hommes sur le territoire de la Gaule des origines à l’an 1000. André Le Nôtre dessina la terrasse de 1945 mètres de long, bordant 45 hectares de jardins, pour redonner à ce lieu sa noblesse d’autrefois.