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Découvrez l'Afrique en couleurs dans la très belle exposition du musée des Confluences

Musée des Confluences
Prochainement

  • Masque guèlèdé, hyène, 20e siècle, Bénin, culture nago-yorouba
  • Masque guèlèdé, éléphant, 20e siècle, Bénin, culture nago-yorouba
  • Masque poisson, Seconde moitié du 20e siècle, Nigeria, delta du Niger
  • Masque de danse, seconde moitié du 20e siècle, Nigeria, culture ibo
  • Mur peint, Afrique du Sud
  • Man Ray, Noire et Blanche, 1926
  • Cache-sexe, 20e siècle, Cameroun, culture fali guidar
  • Chevaux, 5e siècle av. J.-C. - 2e siècle ap. J.-C., Algérie, Sud oranais, Djorf
  • Etoffe masculine, kente, XXe siècle, Ghana, ville de Kumasi, culture ashanti, Rayonne
  • Marionnette, motard, Fin du 20e siècle, Mali, culture bozo, malinké ou bamana
  • Masque de danse, okuye, Première moitié du 20e siècle, Gabon

 

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Un manifeste du pigment

Longtemps, les arts du continent africain ont été noirs. Dépouillés de leurs accessoires, tissus et pigments par les Occidentaux, ces objets étaient davantage admirés pour leurs qualités sculpturales que pour leur palette chromatique. Pourtant, le pigment a toujours été un élément de réflexion de l’art africain, des peintures rupestres jusqu’aux œuvres contemporaines. Et c’est ce nouvel éclairage que compte apporter l’exposition, abordant tout autant la fabrication, la signification et l’utilisation des couleurs en Afrique.

De l’argile blanche à la peinture acrylique en passant par la craie, les excréments de serpents ou les boutons de porcelaine, ces pigments symboliques mêlent substances naturelles et industrielles. On découvre ainsi la maîtrise traditionnelle des ocres, blancs et noirs, qui sont produits lors de rituels et cérémonies religieuses. Ainsi, la bouche des masques okuyi, incarnation de la beauté féminine, est constituée d’un rouge intense marquant le silence de l’esprit. Le blanc, quant à lui, leur donne une dimension surnaturelle, les sculpteurs ne cherchant pas à reproduire fidèlement les teintes de la peau. Il en va de même pour les tissus, véritables marqueurs sociaux, dont la large gamme de couleurs repose sur d’anciens procédés de teinture. Les divers motifs du wax, étoffe typique d’Afrique, sont devenus incontournables dans la garde-robe quotidienne comme dans la haute-couture.

Mais la couleur n’a pas qu’un sens esthétique, puisqu’elle devient à elle seule un acte politique, envahissant les murs des villes contre l’apartheid ou s’incarnant dans les nouveaux drapeaux des états africains indépendants. Entre coiffes, masques, costumes et photographies, cette sélection d’objets de tous les pays du continent africain dévoile l’exceptionnelle richesse de la collection du musée.

  • Masque d’initiation, chisaluke, 20e siècle, Zambie, Angola, culture luvale ou luchazi

 

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Focus sur... Masque d’initiation, chisaluke, XXe siècle

Intervenant dans les rituels d’initiation, ce masque illustre parfaitement l’utilisation des trois couleurs dans les objets traditionnels : le rouge puissant, le blanc spirituel et le noir mature.

Le saviez-vous ?

Sur plus de 3 000 m², le musée des Confluences expose des collections permanentes provenant notamment de l’ancien Muséum de Lyon, désormais fermé au public. Entre paléontologie, minéralogie, zoologie, ethnographie et archéologie, elles proposent de découvrir l’origine et l’évolution des espèces autour de fossiles, d’ossements et d’animaux naturalisés. On y rencontre notamment le mammouth de Choulans, ce célèbre squelette découvert en 1859 à deux kilomètres du musée, et qui demeure l’un des plus complets du monde ! Admirez également ces inventions aussi brillantes que farfelues : masques de théâtre nô, maquette du satellite Spoutnik 2 ou accélérateur de particules sont autant d’objets révélateurs de l’incroyable richesse de nos civilisations.

MUSÉE DES CONFLUENCES
Prochainement
86 quai Perrache, 69002 Lyon



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