Musée Courbet
Musée Courbet

Exposition Dali, l'énigme sans fin à l'Atelier des Lumières

L'Atelier des Lumières
Jusqu'au 2 janvier 2022

  •  Salvador Dalí, Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une pomme-grenade, une seconde avant l’éveil, 1944
  • Salvador Dalí, Léda Atomique, 1947-1949
  • Salvador Dalí, Vestiges ataviques après la pluie, 1934
  •  Salvador Dalí, Autoportrait mou au lard grillé, 1941
  • Salvador Dalí, Galarina, 1945
  • Salvador Dalí, Projet pour Labyrinthe, 1941
  • Salvador Dalí, Visage de Mae West pouvant être utilisé comme appartement, vers 1974
  • Salvador Dalí, Le spectre du Sex-Appeal, vers 1934
  • Salvador Dalí, Piéta, 1958
  • Salvador Dalí, Réminiscence archéologique de l’Angélus de Millet, vers 1934 sans fin atelier des lumières
  • Salvador Dalí, La tentation de Saint-Antoine, 1946

 

12

On visualise sans peine l’homme à la moustache élancée, ses montres molles de La persistance de la mémoire ou son excentricité légendaire. Ce que l’on connaît moins, ce sont les coulisses de son processus créatif et les mécanismes de son esprit loufoque d’où ont émergé des formes et des couleurs sans pareilles. Grâce aux merveilles techno-logiques de l’Atelier des Lumières, soit un ensemble de 140 vidéo-projecteurs et une sonorisation spatialisée sur plus de 3000m2, vous serez immédiatement absorbé dans les paysages métaphysiques du peintre surréaliste : tandis que le noir se fait tout autour de vous et que résonnent les premières notes envoûtantes de Shine on You Crazy Diamonds des Pink Floyd, des fragments sombres se propagent sur les murs et un œuf mystérieux – symbole omniprésent dans ses créations – se met à flotter dans l’espace, duquel jaillit soudainement Dalí ! Aussitôt, vous êtes plongés dans une tempête de sable où se dessine peu à peu La charrette fantôme, dont la traversée poétique du désert nous ramène inéluctablement vers le rivage de son enfance catalane. Une entrée en matière spectaculaire, comme une seconde naissance, qui vous plonge d’emblée dans son univers fantasmagorique. Font suite à cette introduction immersive les œuvres illuminées de Dalí, qui se mettent magiquement en mouvement sur le sol et les murs de cette ancienne fonderie du XIXe siècle, laissant apparaître sous nos yeux ses moindres coups de pinceau et nous dévoilant tout le détail de la matière. Un enchaînement subtil de peintures, de dessins, de films et d’images d’archives inédites se déploie alors sur les parois, révélant les différentes facettes de l’artiste, de sa fascination pour Gala, sa femme et sa muse éternelle, à ses obsessions pour le surnaturel, la nature ou la nourriture. Vous traverserez ainsi les grandes périodes de sa vie d’artiste, de sa jeunesse académique à l’invention d’un style surréaliste unique, jusqu’au tournant tardif vers la peinture religieuse et mystique. Les images de son inconscient jaillissent de tous les côtés et l’immensité de l’Atelier incarne alors l’espace mental d’où surgissent ces images obsédantes que Dalí emprisonne sur la toile par sa méthode de l’image-double. Projetées sur plus de 10 mètres de haut, les toiles emblématiques du génie espagnol prennent une nouvelle dimension, révélant l’influence de grands peintres comme Vélasquez ou Michel-Ange, le tout enveloppé par la musique psychédélique et expérimentale des Pink Floyd qui fusionne à merveille avec l’imaginaire de Salvador Dalí.

  • Simulation
  • Simulation
  • Simulation

 

3

Focus sur… Personnage à la fenêtre, 1925

  • Salvador Dalí, Personnage à la fenêtre, 1925

 

1

Lorsque Dalí prend ici pour modèle sa jeune sœur Anna Maria, alors âgée de dix-sept ans, il n’a pas encore rencontré Elena, qui deviendra sa muse Gala, et qui est alors l’épouse de Paul Eluard. La silhouette du modèle, de dos et tournée vers l’horizon, tout comme la palette douce et légère, évoquent explicitement le Voyageur romantique de Friedrich. Pourtant, l’apparente chasteté du regard du frère se double du regard lubrique du peintre d’où transparaît le thème de l’inceste, qui éprouve l’artiste depuis la mort de sa mère en 1921 et transparaît à de nombreuses reprises dans ses tableaux.

Le saviez-vous ?

Si Dalí élabore un art radical et à rebours, il puise son inspiration et ses sujets chez les plus grands maîtres du classicisme : dans sa Réminiscence archéologique de l’« Angélus » de Millet (vers 1934), la référence est explicite, mais reconnaissez-vous dans sa Piéta (1958) la Lamentation sur le Christ mort de Mantegna (vers 1480) ?

Réservation obligatoire

Lien de réservation


Musée Courbet