L'exposition retraçant toute l'Histoire de l'architecture au Pavillon de l'Arsenal

Pavillon de l'Arsenal
Du 27 mai au 26 septembre 2021

 

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Cette exposition fascinante, basée sur les longues années de recherches de l’architecte Philippe Rahm (et réunies dans sa thèse dirigée par Bruno Latour), nous invite à relire l’histoire de l’architecture à l’aune des phénomènes physique, sanitaires et climatiques, à rebours de la grille d’analyse politique ou sociologique habituellement souscrite. Prenant possession des espaces aérés du Pavillon de l’Arsenal, L’histoire naturelle de l’architecture revient ainsi aux fondamentaux et commence par rappeler aux visiteurs que la première raison d’être de l’architecture est de nature physiologique, puisque l’homme a dû très vite trouver un moyen de maintenir sa température corporelle à 37°C, en réponse à un environnement souvent hostile. Les premières villes se structurent ensuite autour de l’agriculture et sont pensées pour organiser le stockage de la nourriture ; viendront ensuite le temps des fortifications, l’industrialisation, l’étalement urbain… l’espace public est à la recherche de la bonne température et de fraîcheur, en témoigne les lieux couverts de la période romaine (thermes, basiliques, temples, tribunaux, etc.), les cafés au siècle des Lumières ou les espaces verts d’aujourd’hui. L’exposition prend ainsi la mesure des enjeux climatiques contemporains et ses conséquences sur l’espace urbain : à quoi ressembleront les villes de demain et comment répondront-elles à l’urgence climatique des prochaines décennies, pour ne pas dire des prochains siècles ? La réflexion de Philippe Rahm s’articule autour d’une dizaine de séquences dont les énoncés peuvent dans un premier temps paraître triviaux, voire saugrenus – Pourquoi les petits pois sont-ils à l’origine des cathédrales ? Quels rapports entre les dômes de lumière et les épidémies, entre l’éruption d’un volcan en Indonésie et le baron Haussmann ou entre les tapisseries du Moyen Âge et l’isolation thermique ? etc. – mais qui révèle en fait des liens étroits entre les nécessités humaines et l’histoire de l’architecture, à l’heure où le réchauffement climatique invite à penser de nouvelles formes d’habitabilité.

 


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