Cité du Vin
Cité du Vin

Exposition Ex-Africa, une réappropriation des symboles au Musée du Quai Branly Jacques Chirac

Musée du quai Branly - Jacques Chirac
Jusqu'au 11 juillet 2021

  • Electrofétiches, Emo de Medeiros, 2020
  • Hommage aux anciens créateurs, Chéri Samba
  • La vraie carte du monde, Chéri Samba
  • Sans titre, Nazanin Pouyandeh
  • Sans titre (série des Demoiselles de Porto-Novo, Léonce Raphael Agbodjelou).
  •  Sans titre, Théo Mercier, 2016
  • Masque, Calixte Dakpogan
  • Sans titre, Seyni Awa Camara
  •  Serie "Edification", Alun Be
  • Calixte Dakpogan, Hounsi
  • L'electricien, Calixte Dakpogan
  •  Dénaturée, Steve Bandoma
  •  Serie "Edification", Alun Be
  •  Mempo 1, Emo de Medeiros, 2020

 

14

Comment redonner du sens quand les symboles ont été détournés ? L’exposition Ex-Africa questionne le lien aux racines du continent africain et son héritage dans l’art et la société. À travers 150 œuvres d’artistes du début du XXème siècle à nos jours, l’exposition entend réparer et réhabiliter les œuvres du continent, mais aussi les dépasser. L’objectif de cette exposition est la réappropriation des symboles pour mieux s’en défaire. L’idée ? Promouvoir le travail des artistes contemporains et ne plus toujours associer l’Afrique à des clichés. Au cours de l’exposition, le spectateur est amené à constater l’utilisation commerciale et erronée des racines artistiques du continent, pour mieux combattre le racisme qui s’y cache. 

Les plasticiens et peintres exposés redonnent sa dimension originelle à l’art, pour mieux s’en détacher et créer une identité africaine plus actuelle. Ils se servent également des symboles de l’art africain ancien pour dénoncer des dérives sociales et politiques. Des drames humains comme la situation et le traitement des réfugiés – exploré par le plasticien béninois Romuald Hazoumé – l’exploitation des ressources naturelles au détriment des territoires et des populations par l’artiste camerounais Pascale Marthine Tayou ou encore l’échec de la démocratie, sont au centre de cette exposition. L’exposition entend aussi mettre en lumière les usages commerciaux et de divertissement des figures de l’art africain. Dans le préambule de l’exposition, les toiles de Jean-Michel Basquiat ou d’A.R Penck sont ainsi présentées en parallèle des œuvres du peintre contemporain congolais Chéri Samba, dans le but de déconstruire l’idée même de « primitivisme », accolé à ces artistes stars et redonner toute leur singularité et modernité aux artistes du siècle dernier. Une exposition résolument importante.  

 

Le saviez-vous ?

La question de la restitution des œuvres est un sujet épineux, que l’exposition ne manque d’ailleurs pas d’illustrer, en particulier pour le musée du quai Branly qui abrite plus de 70 000 objets d’Afrique subsaharienne et qui dispose de la principale collection d’arts premiers africains. En juin dernier, cinq hommes avaient été arrêtés alors qu’ils tentaient d’emporter avec eux un poteau funéraire Bari du XIXe siècle, provenant du Tchad, pour dénoncer la “dépossession de l’Afrique”, relançant ainsi le débat sur la restitution des milliers de pièces dérobées par les anciens empires coloniaux. Parallèlement, le musée entend poursuivre un travail scientifique de recherche sur la provenance des innombrables objets de ses collections.

 

Réservation obligatoire

Lien de réservation


Cité du Vin