Musée Courbet
Musée Courbet

Une exposition miroir dévoile l'amitié unique nouée entre le célèbre couturier et Peter Lindbergh à la Fondation Azzedine Alaïa

Fondation Azzedine Alaïa
Jusqu'au 14 novembre 2021

  • Peter Lindbergh, Naomi Campbell, 1992
  • Peter Lindbergh, Azzedine Alaïa et Tina Turner, 1989
  • Peter Lindbergh, Marie-Sophie Wilson, 1988
  • Peter Lindbergh, Azzedine Alaïa et Linda Spierings, Le Touquet, 1986

 

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D’une part, Azzedine Alaïa, créateur franco-tunisien, symbole international de la haute couture. D’autre part, l’Allemand Peter Lindbergh, photographe du noir et blanc. À priori, tout les sépare, mis à part l’essentiel : l’élégance. Ce sont sur les cimes de la mode que les deux hommes vont se retrouver et sceller leur destin. Comme les rencontres artistiques qui ont soudé Richard Avedon et Christian Dior ou encore Yves Saint Laurent et Helmut Newton, Peter Lindbergh et Azzedine Alaïa ont trouvé un territoire commun où chacune de leurs expressions se veut le reflet de l’autre. De cette union sans précédent naîtront 50 photographies et 32 vêtements, aujourd’hui présentés par la fondation, lieu de vie et de travail du grand couturier. Conçu comme un somptueux et délicat écrin, le 18 rue de la Verrerie nous invite à nous fondre dans l’intimité du grand Azzedine, considéré bien souvent comme le dernier grand couturier. Marchant sous la grande verrière de la salle des expositions, immaculée de robes et clichés, vous ressentirez peut-être la prodigieuse électricité dont les murs sont chargés. Le noir, voilà l’idée fixe qui a secoué le cœur de nos deux artistes, l’un en tirages argentiques et l’autre en aplats vestimentaires ; un refus de la couleur qui leur permettait de plonger dans l’âme sans fard de leurs sujets. Ainsi donc s’établit le point de convergence formel et primordial qui donne à saisir l’ADN de cette rencontre : un commun désir de sublimer les corps au naturel. Refusant les standards de beauté, Alaïa sculptait directement les vêtements sur ses mannequins, tandis que Lindbergh préférait un visage laissé à nu, sans maquillage ni coiffure. Hommage à ces deux créateurs aujourd’hui disparus, dont la vocation profonde aura été de dévoiler l’authenticité de la femme, de l’être humain, et ainsi la beauté du monde.

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