Fermée depuis 16 ans, la Samaritaine rouvre

  • La Samaritaine
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  • La Samaritaine, verrière
  • La Samaritaine, verrière
  • La Samaritaine, verrière
  • La Samaritaine escalier
  • La Samaritaine escalier monumental
  • La Samaritaine, concept-store Louis Vuitton
  • La Samaritaine concept-store Perrotin
  • La Samaritaine concept-store Perrotin
  • La Samaritaine, concept-store Perrotin
  • Takashi Murakami, Jellyfish eyes, Max & Shimon, 2004
  • Xavier Veilhan, Kazuyo Sejima, 2020
  • La Samaritaine
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Elle était attendue, la voici enfin. Après plus de seize années de fermeture, dont trois ans de recours juridiques, cinq de travaux et un an d'attente lié au Covid, la Samaritaine, bijou d'architecture Art nouveau, désormais propriété de LVMH, a fini par rouvrir ses portes.

Inauguré en grande pompe en début de semaine en présence du président de la République Emmanuel Macron ainsi que par Bernard Arnault, PDG de LVMH, ce nouveau temple de la mode et du luxe s'offre enfin au public. Minutieusement restauré, le plus petit des grands magasins parisien, fondé en 1870 par les époux Cognacq-Jaÿ,  s'étale désormais sur près de 20 000 m2. Joaillerie, mode, gastronomie... et même un concept-store de la supergalerie Perrotin ! Entouré d'une poignée d’œuvres d'art, l'espace arty situé au rez-de-chaussée de la Samaritaine, propose divers souvenirs estampillés Perrotin (carnets, posters, objets déco).  Au 7e étage de ce joyau architectural, vous trouverez l’hôtel de luxe Le Cheval Blanc, un palace Art déco de 72 chambres, comprenant un espace de gastronomie, une piscine de 30 mètres de long et une terrasse végétalisée avec une vue imprenable sur les toits de Paris, la Seine, le Centre Pompidou et la tour Eiffel.

Dessiné par l'agence d'architectes japonais Sanaa (distingué du prix Pritzker en 2010), ce projet de rénovation pharaonique, dépassant un budget de 750 millions d'euros, mêle élégamment éléments historiques (de son escalier monumental rehaussé de 16 000 feuilles d'or à sa majestueuse verrière) et détails contemporains (un sol en terrazzo dont les motifs ont été inspiré par les pavés parisiens ou encore sa nouvelle façade ondulée). La beauté des lieux d'origine a heureusement été conservé et magistralement restauré : classé Monument historique, le bâtiment Art Nouveau datant de 1910 et signé Frantz Jourdain fait peau neuve aux côtés de l'édifice Art déco ajouté par Henri Sauvage à la fin des années 20. La "fresque des paons", chef-d’œuvre de l'Art nouveau  signé en 1907 par Francis Jourdain, fils de Frantz Jourdain, a quant à elle bénéficié de quatre ans de restauration sous la houlette de l’Atelier Bouvier. La Samaritaine change certes d'identité : autrefois abordable, ce temple du luxe se destine aujourd'hui avant tout à une riche clientèle fortunée, mais l'édifice reste un plaisir pour les yeux, à admirer sans modération.