La pharmacie de Damien Hirst exposée à la galerie Gagosian
Gagosian Du 8 juin au 22 septembre 2021
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« Je ne comprends pas pourquoi la plupart des gens croient en la médecine et ne croient pas à l’art, sans jamais les remettre en question ». C’est désormais chose faite avec la nouvelle exposition consacrée au scandaleux Damien Hirst. Fidèle à son cynisme, l’enfant terrible des Young British Artists, habitué aux coups d’éclats, transforme la galerie Gagosian en une pharmacie géante. Des milliers de petites pilules multicolores, soigneusement alignées sur des étagères en aluminium ornent les murs de l’espace parisien dans un silence absolu. Les couleurs acidulées des cachets, certains véritables, simplement sortis de leurs emballages, d’autres fabriqués de toute pièce en résine, en plâtre ou en métal, s’opposent aux murs d’un blanc chirurgical. Amorcés par l’artiste britannique dès la fin des années 90, les célèbres Pill Cabinets nous confrontent directement à notre consommation de petits comprimés, tout en interrogeant notre confiance, parfois aveugle, dans la pharmacopée, érigée par nos sociétés contemporaines comme ultime panacée. Une dichotomie subsiste alors, les petites pilules de Damien Hirst étant autant le symbole du remède que celui du mal. Une œuvre infiniment troublante, relue différemment au lendemain d’une crise sanitaire sans précédent..
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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