L'univers efflorescent d'Ethan Murrow à découvrir aux Filles du Calvaire
Galerie les Filles du Calvaire Du 4 septembre au 23 octobre 2021
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet artiste a la main verte. Au croisement d’un Magritte facétieux et d’un Arcimboldo qui aurait oublié sa palette dans une cuve d’engrais, Ethan Murrow élabore un univers surréaliste luxuriant qui se joue des perspectives et des échelles, au sens propre comme au figuré. En noir et blanc ou en couleur, ses œuvres verdoyantes nous transportent sur les collines merveilleuses du Vermont, peuplées de personnages saisissants, entre créatures florescentes et travailleurs acharnés. Tous s’engagent dans des tâches aussi absurdes qu’épiques, en quête d’ingrédients rares nichés dans le ciel, veillant sur des abeilles au-dessus d’une vallée, exhortant les nuages à pleuvoir et escaladant des échelles vers des jardins imaginaires. Des individus patients et rusés qui, confrontés à l’impossible, ne démordent pas d’ingéniosité pour aller au bout de leur idée. Piquante comme un rosier, vivifiante comme la photosynthèse, conceptuelle, esthétique, l’œuvre d’Ethan Murrow est tout cela à la fois. C’est une déclaration d’amour faite à l’enfance à la ferme, à la débrouillardise rurale, une ode à la terre, au soleil et à la pluie. En bref, une mise au vert artistique qui ravira les dénicheurs de talent.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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