Musée de la Grande Guerre de Meaux
Musée de la Grande Guerre de Meaux

Giacometti et l’Égypte, l'exposition pharaonique de l'Institut Giacometti

Institut Giacometti
Jusqu'au 10 octobre 2021

  • Alberto Giacometti Le Chat 1951
  • Alberto Giacometti Busted homme assis 1965
  • Cerceuil de chat de la Basse Epoque
  • Fragment de relief de tête royale de la 18e dynastie
  • Alberto Giacometti, Femme qui marche,1932
  • Alberto Giacometti, Statuette de la dame Hénen
  • Porteuse d'offrandes
  • Portrait de momie, femme
  • Statue d'homme dans l'attitude d'un scribe
  • Alberto Giacometti, Buste mince sur soclae dit Amenophis, 1954

 

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« La plus belle statue que j’ai vue n’est ni grecque ni romaine, et encore moins de la Renaissance, elle est égyptienne », confie le jeune Alberto Giacometti dans une lettre écrite à ses parents depuis Rome en 1921. Le sculpteur suisse est alors âgé de 20 ans et parcourt l’Italie à la recherche de trésors égyptiens, fasciné tant par la puissance magnétique de l’art funéraire que par la mise à nu du sujet. L’Institut Giacometti, en collaboration avec le département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, s’attarde sur cette influence latente dans l’œuvre du sculpteur, composante essentielle de sa conception esthétique tout au long de sa vie. Marqué par la XVIIIe dynastie et le règne d’Aménophis IV-Akhenaton, l’helvète n’aura de cesse d’interroger et de réinterpréter son œuvre à travers le prisme de l’Égypte Ancienne, multipliant copies et reproductions de pièces antiques, reprenant l’attitude et le répertoire des formes de la statuaire égyptienne, du scribe assis aux figures hiératiques longilignes marchantes. Relecture originale des œuvres de Giacometti face à une source historique encore peu analysée chez les avant-gardes, l'exposition souligne avant tout la dialectique universelle exercée entre la simple représentation et l’incarnation de ces corps habités mus par une même énergie.



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