La Fondation Pernod Ricard abrite le cauchemar de Greenberg pour sa nouvelle exposition
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Greenberg l’a dit, et le monde y a cru : l’abstraction de l’art n’a d’autre fonction que de permettre à la peinture de ne parler que d’elle-même. Elle a pour but ultime de se libérer de toute histoire et de toute contextualisation. Pourtant, il semblerait qu’il existe une autre vérité que celle-ci. C’est en tout cas ce qu’annonce la Fondation Ricard, en proposant une vision plurielle et historique de ce mouvement artistique. L’exposition réunit seize artistes, qui s'opposent d’une manière ou d’une autre à la vision quelque peu genrée et occidentalo-centrée de Greenberg. Parmi eux, l’activiste LGBT Ulrike Müller, Serge Alain Nitegeka, artiste engagé qui raconte son passé de réfugié, ou encore Ad Minoliti, dont les peintures transmettent de puissants messages féministes. Des artistes de générations différentes, en grande majorité issus de pays extra-occidentaux, rassemblés ici afin de promouvoir une forme d’art longtemps bafouée et dévalorisée. À travers des peintures, sculptures, céramiques, ou encore des travaux sur textile, l’exposition met la narration au centre de l’art abstrait, que celui-ci soit vernaculaire, cosmogonique, écologique, politique, etc.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.
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