Après l’annulation de son édition 2020, la Foire internationale d’Art contemporain signe son grand retour en investissant les sites les plus prestigieux de la capitale dont le tout nouveau Grand Palais Éphémère. Un palais provisoire unique de 10 000 m2 conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte comme l’expression d’une nouvelle architecture durable, agile, écoresponsable et circulaire, enveloppée d’une toile transparente entièrement recyclable, faisant écho aux grandes Expositions Universelles des XIXe et XXe siècles. Rythmée par une trentaine d’expositions personnelles, cette 47e édition attendue de pied ferme par les collectionneurs du monde entier, réunira 160 galeries de 25 pays différents. Comme chaque année, cette balade contemporaine se prolonge sur la place Vendôme qui accueille depuis 10 ans maintenant d’étonnantes cartes blanches sur lesquelles flottent encore un parfum de scandale (on se souvient encore de l’œuvre suggestive de Paul McCarthy ou de la citrouille géante de Yayoi Kusama).
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Et si vous poursuiviez cette parenthèse arty hors les murs, au sein du Petit Palais dans un premier temps pour admirer les perles de Jean-Michel Othoniel, puis en vous rendant dans un second temps au Jardin des Tuileries, théâtre le temps d’un week-end de l’érection d’une vingtaine de sculptures, installations et architectures parmi lesquelles figurent le banc géant de Lilian Bourgeat, l’œuvre sinueuse de Lionel Sabatté ou encore le lapin démoniaque de Stefan Rinck...
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».