Le bijou dessiné, l'exposition de l’École des Arts Joailliers
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Le temps d’une exposition, suivez les pas d’un artisan joaillier qui, armé d’un crayon bien affûté et d’un talent naturel pour le dessin, croque sur le papier ses créations de demain. À partir d’une collection d’arts graphiques exceptionnelle, rassemblée par plusieurs générations d’une même famille de collectionneurs et entrée dans le fonds d’archives de la Maison Van Cleef & Arpels en 2019, l’École des arts joailliers présente une partie des 10 000 documents issus d’ateliers d’artistes et de joailliers français et américains, réalisés du milieu du XVIIIe siècle aux années 60. Si le reste de la collection est en cours de classement et de restauration par l’institution parisienne, cette petite sélection, composée de carnets de joaillerie, dessins, photographies et livres de fabrication, dévoile toute la richesse d’un art d’orfèvre maîtrisé seulement par une poignée d’experts à travers le monde. Couronnes et diadèmes, colliers de perles et rivières de diamants… Ces joyaux dessinés inestimables soulignent autant la noblesse des pierres précieuses – matériaux imaginés pour la confection de ces trésors – que la beauté d’un geste parfait.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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