Le bijou dessiné, l'exposition de l’École des Arts Joailliers
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Le temps d’une exposition, suivez les pas d’un artisan joaillier qui, armé d’un crayon bien affûté et d’un talent naturel pour le dessin, croque sur le papier ses créations de demain. À partir d’une collection d’arts graphiques exceptionnelle, rassemblée par plusieurs générations d’une même famille de collectionneurs et entrée dans le fonds d’archives de la Maison Van Cleef & Arpels en 2019, l’École des arts joailliers présente une partie des 10 000 documents issus d’ateliers d’artistes et de joailliers français et américains, réalisés du milieu du XVIIIe siècle aux années 60. Si le reste de la collection est en cours de classement et de restauration par l’institution parisienne, cette petite sélection, composée de carnets de joaillerie, dessins, photographies et livres de fabrication, dévoile toute la richesse d’un art d’orfèvre maîtrisé seulement par une poignée d’experts à travers le monde. Couronnes et diadèmes, colliers de perles et rivières de diamants… Ces joyaux dessinés inestimables soulignent autant la noblesse des pierres précieuses – matériaux imaginés pour la confection de ces trésors – que la beauté d’un geste parfait.
Fondation Pernod Ricard Du 12 mai au 18 juillet 2026
Imaginez. Vous êtes une coccinelle. Il est tard. Quelque part dans Beverly Hills, une grille s'entrouvre sur un palais qui n'existe nulle part ailleurs
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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