Destarac et Isnard exposés côte-à-côte à la galerie Hervé Courtaigne

Galerie Hervé Courtaigne
Du 28 octobre au 27 novembre 2021

 

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Une double exposition haute en couleur où l'abstraction et l'imaginaire font loi. Un bon moyen de découvrir deux artistes divergents et talentueux.

Implantée depuis une vingtaine d’années maintenant dans la très respectée rue de Seine, la galerie Hervé Courtaigne abrite cet automne une audacieuse exposition mêlant les œuvres récentes de deux artistes confirmés. D’un côté, Michèle Destarac, artiste peintre à qui l’on doit ces furieuses toiles bariolées, un chaos vital duquel émerge une folie créatrice à l’état brut. De l’autre, Jean Isnard, sculpteur génial dont les œuvres, savant mélange de bois précieux et de matières synthétiques comme
l’altuglas, explorent les nuances visuelles du mat et du brillant, de la transparence et de l’opacité. Deux approches divergentes. L’une instinctive et spontanée, l’autre, méthodique et expérimentale. Si le médium sur lequel les deux artistes s’expriment là aussi diffère, leurs travaux partagent une même obsession pour la matière. Une obsession protéiforme à l’origine des innombrables séries de Michèle Destarac tandis que Jean Isnard préfère célébrer l’union des matières contraires. Plus encore, l’œuvre de ces deux esthètes semble se rejoindre davantage sous la forme d’une rupture. Une tension palpable dans chacune de leurs pièces, jouant sur
les forces opposées, partagées entre courbes et lignes verticales, angles et formes pleines. Un face à face saisissant entre deux amoureux du geste, fins équilibristes sur le fil de l’abstraction.


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