Musée Zadkine Du 29 septembre 2021 au 27 février 2022
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Matisse, Picasso, Apollinaire, Éluard... Tous se sont fascinés dans la première moitié du XXe siècle pour « l’art primitif », émerveillés par son esthétique exotique, troublés par sa charge symbolique. Nombre d’avant-gardes, aveuglés par un imaginaire fantasmé autour des terres immaculées du continent noir, ont cependant évacué la dimension spirituelle pour ne s’en tenir qu’à la puissance formelle et esthétique des arts premiers. Nourri par les souvenirs de son enfance en Biélorussie et sa découverte de sculptures de Bouddha, Ossip Zadkine évita soigneusement cet écueil en adoptant un langage primitif radical, animé par un souffle vital. À travers ses corps habités qu’il élève rapidement au rang de refuge sacré du vivant, le sculpteur français, sous influence cubiste une partie de sa vie, explora un nouveau répertoire de formes. Partagée par les enfants, les autodidactes et par tous les artistes étrangers au vieux continent, l’âme primitive sondée par Zadkine, offre alors un nouveau regard sur nos modes de représentations aseptisés. Ici, l’œuvre de Zadkine dialogue avec celles d’artistes contemporains sauvages, fauves ou néo-impressionnistes qui, comme le sculpteur russe, rejettent avec force la vraisemblance académique, privilégiant l’apparition sublime d’un corps habité.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
On croyait connaître Jef Aérosol. Le pochoir, la rue, les visages devenus emblématiques. À la galerie Mathgoth, l’artiste révèle un autre pan de son travail
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