L'âme primitive mise à l'honneur au Musée Zadkine

Musée Zadkine
Du 29 septembre 2021 au 27 février 2022

 

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Matisse, Picasso, Apollinaire, Éluard... Tous se sont fascinés dans la première moitié du XXe siècle pour « l’art primitif », émerveillés par son esthétique exotique, troublés par sa charge symbolique. Nombre d’avant-gardes, aveuglés par un imaginaire fantasmé autour des terres immaculées du continent noir, ont cependant évacué la dimension spirituelle pour ne s’en tenir qu’à la puissance formelle et esthétique des arts premiers. Nourri par les souvenirs de son enfance en Biélorussie et sa découverte de sculptures de Bouddha, Ossip Zadkine évita soigneusement cet écueil en adoptant un langage primitif radical, animé par un souffle vital. À travers ses corps habités qu’il élève rapidement au rang de refuge sacré du vivant, le sculpteur français, sous influence cubiste une partie de sa vie, explora un nouveau répertoire de formes. Partagée par les enfants, les autodidactes et par tous les artistes étrangers au vieux continent, l’âme primitive sondée par Zadkine, offre alors un nouveau regard sur nos modes de représentations aseptisés. Ici, l’œuvre de Zadkine dialogue avec celles d’artistes contemporains sauvages, fauves ou néo-impressionnistes qui, comme le sculpteur russe, rejettent avec force la vraisemblance académique, privilégiant l’apparition sublime d’un corps habité.


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