Cité du Vin
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Quand le street art soutient l’Ukraine à Paris

  • Bebar, angle des rues Domrémy et Patay
  • Carole B Collage, rue Barrault
  • Seth Globepainter, rue Buot
  • Kelu Abstract, Butte aux cailles
  • C215, angle des rues Domrémy et Patay
  • Jeff Aérosol, Butte aux cailles
  •  Djoulaylapapaye, Boulevard Vincent Auriol

 

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C’est le 13e arrondissement que les street-artistes de la capitale ont décidé d’investir pour réaliser des œuvres en opposition à l’invasion russe en Ukraine.

Alors que le conflit continue de faire rage, les actes de protestations pacifiques se multiplient également. Et les street-artistes français ne sont pas en reste. C’est au cœur du 13e arrondissement, près de la Butte aux Cailles, que la plupart d’entre eux ont choisi leurs terrains de jeux. Des murs plus que propices à accueillir leurs témoignages de protestations.

Une manifestation des plus sensées quant on sait que l’Ukraine est un véritable vivier du street art, où de nombreux artistes français se retrouvent régulièrement pour exprimer leur art. Parmi ces œuvres, la fameuse petite fille défilant fièrement un drapeau ukrainien dans le dos. Située rue Buot, et réalisée par Seth Globepainter, elle symbolise le courage des ukrainiens face à l’invasion. Le célèbre artiste C215, connu pour ses œuvres aux abords du Panthéon, a lui aussi mis la main à la pâte pour réaliser une fresque immense, à l’angle des rues Domrémy et Patay. Un hommage aux victimes et aux héros anonymes de cette guerre. S’étalant sur quatre étages, l’œuvre représente une « petite fille universelle », la tête recouverte d’une couronne de fleurs, symbole des pays slaves. Cette œuvre impressionnante surmonte une autre fresque, plus modeste, et bien plus abstraite, celle du graffeur Bebar. De son côté, Carole B Collage investit la rue Barrault, pour une fresque aux accents féministes, où Wonder Woman, devenue notre Marianne nationale, se couronne de fleurs aux couleurs du drapeau ukrainien. Parmi les autres artistes ayant investit la Butte aux Cailles, on retrouve Jeff Aérosol, Kelu Abstract, et, un peu plus loin, dans le 6e arrondissement, une magnifique fresque de Djoulaylapapaye, illustrant la fraternité entre les peuples grâce aux portraits d’une femme russe et d’une femme ukrainienne côte à côte.

Des œuvres engagées, pleines d’espoir et de foi en l’avenir, qui nous rappellent qu’il n’est pas toujours nécessaire de prendre les armes pour s’engager.



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