Exposition L'Air des géants : déambulez entre les structures gonflables à la Villette

Parc de la Villette
Du 1er au 24 juillet 2022

 

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Le monde des géants. Voilà ce que nous sommes invités à découvrir sur les parterres ensoleillés du parc de la Villette. Cet été, sept ans après la toute première édition de ce projet aux saveurs estivales, l'exposition L'Air des géants revient s'installer dans le temple artistique du 19e arrondissement de Paris. Réalisée en écho à la célèbre expérience immersive Pop Air, dont les ballons et piscines à balles illuminent l'intérieur de la Grande Halle, cette nouvelle édition nous convie à une déambulation hors du commun.

 

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Placée sous le signe du monumental, notre balade s'articule autour des ces quelques œuvres gonflées, rebondies, colorées et immaculées de cette exposition pas comme les autres, qui promet une délicieuse virée créative sous le soleil parisien. Ainsi, dès notre arrivée, Sabina Lang et Daniel Baumann nous encerclent avec une installation gonflable in-situ, immense cylindre en textile blanc qui répond à l'architecture cubique de la Folie (ces constructions rouges et contemporaines de l'architecte Bernard Tschumi). Créant un déséquilibre avec les lignes de la Villette, les deux artistes s'adonnent ici à bouleverser nos perceptions de l'environnement connu. Notre regard se déplace ensuite sur un immense rocher flottant, surmonté d'un château fort placé à onze mètres de hauteur. The Castle of Vooruit, référence ultime au Château des Pyrénées de Magritte, offre pour Ahmet Ögüt un nouveau regard sur cette œuvre incontournable, et nous diffuse un message politique clair et engagé (attention, l'œuvre est visible seulement du 20 au 23 juillet). Une dimension artistique subtilement détournée lorsque notre attention se voit happée par l'œuvre Inflatabowl de Laurent Perbos, qui accumule dans une installation haute en couleurs des objets destinés aux jeux de plage. En résultent une gigantesque boule de quatre mètres de diamètre, à la frontière entre nostalgie enfantine et créature étrange. Une œuvre protéiforme qui ne manque pas de questionner notre rapport à la culture de masse et à nos modes de consommation. Nous terminons la visite les pieds dans l'herbe, face à ces treize personnages bariolés qui nous surplombent par leur hauteur et leur masse. Nous invitant dans un pogo effréné, l'installation de Dennis Tyfus nous conte les "règles" du pogo et tous les secrets de cette performance dansée. Une fin en bonne et due forme, qui nous pousse à célébrer tous ensemble l'art en plein air et la légèreté de cette période estivale...


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