L'exposition Niki de Saint Phalle à Opera Gallery : le paradis retrouvé
Opera Gallery Du 19 octobre au 30 novembre 2022
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Des femmes aux formes généreuses, des animaux colorés et des objets décoratifs aux motifs ésotériques : bienvenue dans l’univers singulier de Niki de Saint Phalle ! Nous voilà conviés à effectuer un voyage onirique, bercés par les sculptures monumentales, les installations murales bigarrées et le mobilier aux accents cabalistiques conçus par l’artiste. Exhaustive, cette rétrospective ne néglige aucun pan de sa brillante carrière, présentant le vaste spectre de son activité artistique, de ses célèbres Nanas à ses sculptures plus confidentielles. L’artiste, résolument rebelle et autodidacte, déroule devant nos yeux émerveillés un véritable jardin fantastique, empli de rêveries enfantines, de femmes voluptueuses et d’animaux mystiques, qui illustrent sa fascination pour le merveilleux, le divin et la chiromancie. Excentricité, magie et couleurs vives constituent ce vaste paradis imaginaire, qui permit à la plasticienne de conjurer les démons de son enfance, et constitua une véritable échappatoire aux sombres pensées qui habitaient sa personnalité tourmentée. Refusant la rigidité de l’angle droit, Niki de Saint Phalle privilégiera toute sa carrière des créations tout en courbes et en fluidité, qui résonnent comme une ode à la liberté dans une société bien trop établie.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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