Exposition À Fleur de Peau à l'Institut Culturel Italien: les corps, dans tous leurs émois
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Le corps humain tient une place toute particulière dans l’Histoire de l’Art : qu’elle explore sa facette charnelle ou spirituelle, sa représentation n’est-elle finalement pas le miroir d’une société tout entière ? De désirs ardents en postures sacrées, nos enveloppes charnelles sont ici décryptées et sublimées, dans un parcours composé de sculptures, de saisissantes peintures et de remarquables installations. L'oeuvre de Samantha Torrisi nous fait ainsi basculer dans un monde plus intérieur, quand Daniele Galliano oppose le caractère individuel au collectif dans ses représentations de foules en pleine baignade. Tandis que Salvatore Alessi fait de ses personnages des figures christiques, les femmes fatales aux élans érotiques de Mario Cornini mettent en scène des héroïnes indépendantes. Alessandra Maio, quant à elle, nous pousse lentement vers l’extase sacrée, lorsqu'au même moment Leo Ragno nous guide dans les limbes de son univers évanescent. Tous évoquent, tantôt avec pudeur, tantôt avec franchise, la beauté, la fragilité et la force de notre humanité commune.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
Ce n’est pas une exposition sur Gaza. C’est une exposition depuis Gaza. Depuis ce qui reste. Depuis ce qui résiste. Depuis ce qui ne cède pas. Six artistes palestiniens de trois générations occupent l’espace de la Galerie du Jour agnès b., avec des œuvres qui persistent.
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