Exposition Album de famille : Jane Birkin et sa famille en clichés à la Galerie de l'Instant
Galerie de l'Instant Du 9 décembre 2022 au 12 mars 2023
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Depuis son arrivée en France en 1968, Jane Birkin aura revêtu au fil du temps de multiples visages : l’actrice, l’icône de mode, la chanteuse parfois. Nous voilà conviés, par son frère Andrew, à en découvrir de nouveaux : derrière le symbole, la petite fille, la mère, la femme amoureuse. Une émouvante galerie, construite comme un album de famille qui retrace l’émerveillement quotidien, l’insouciance des vacances, les parenthèses heureuses dans la capitale londonienne, la naissance de Charlotte... Des clichés précieux, qui étonnent par leur spontanéité, et font de nous les témoins d’une intimité touchante, retraçant l’histoire d’une vie de famille joviale et d’une complicité amoureuse d’une rare intensité. De portraits en moments de vie, de jeux d’enfants en scènes de couple, c’est un panorama drôle et sensible qui se déroule devant nos yeux. Au-delà des paillettes et des strass, le photographe nous dévoile une facette intimiste de deux personnalités qui furent pourtant d’immenses célébrités. Assistant réalisateur aux côtés de l’immense Stanley Kubrick, les photographies d’Andrew se distinguent par leur cadrage travaillé et leur mise en scène parfois étonnante. Des qualités remarquables, qui subliment la naturelle aisance de ses sujets face à l’objectif.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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