Overlapping Childhood : José Luis Ceña Ruiz expose à la galerie Cyril Guernieri : nos images

Galerie Cyril Guernieri
Du 1er juin au 22 juillet 2023

 

23

Un an après sa toute première exposition parisienne, José Luis Ceña Ruiz signe son grand retour dans la capitale à la Galerie Cyril Guernieri. Nous avions laissé le peintre espagnol nous guider dans les coulisses de ses mondes imaginaires chimériques situés à mi-chemin entre la réalité et la fiction, nous le retrouvons cette année sur les traces de l’enfance avec cette douce proposition Overlapping Childhood. La promesse d’un rêve éveillé dans le monde parallèle de José Luis Ceña Ruiz ?

Derrière ses petites têtes blondes coiffées de chapeaux de fête ou de masques en carton, derrière ses visages d’enfants rieurs aux couronnes de fleurs et aux ballons multicolores, quelque chose cloche. Sommes-nous en train de regarder en arrière, admirons-nous notre propre reflet ou faisons-nous face aux générations futures ? Pour donner vie à ces scènes de théâtre oniriques et ces mondes superposés aux tonalités acidulées, l’artiste privilégie surtout les contrastes, jouant sur le vide et le plein, sur la transparence et l'opacité. Virtuose absolu, José Luis Ceña Ruiz ose même travailler ses toiles au laser cut avec une telle précision que la peinture et la gravure sur bois ne semblent ici faire plus qu'un. Si ses visions délicieusement colorées se heurtent parfois aux gris sourds de ses paysages en arrière-plan, c’est pour mieux souligner l’insouciance de ses personnages, plongés au cœur d’une jungle urbaine et s’abandonnant aux préoccupations de leurs âges : jouer, s’amuser. Oscillant sans cesse entre songe et réalité, Ceña nous emmène dans un univers parallèle dans lequel les différents mondes s'entrechoquent, s’entremêlent pour fusionner. Les silhouettes d’enfants se multiplient à l’infini, comme si le rêve était sur le point de s’échapper.

 

16

Attention la Galerie est fermée les 14 et 15 juillet


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

IMG_0515
  • Gratuit
  • Contemporain

On a vu, on a adoré : Susanna Inglada, le dessin debout au Drawing Lab

Du 13 février au 10 mai 2026
Drawing Lab

Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.

  • Contemporain
  • Gratuit

Emily Mason, et si on libérait l'abstraction ?

Du 10 janvier au 14 mars 2026
Galerie Almine Rech

L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.