L'exposition Carte Blanche à Raphaël Barontini métamorphose le Panthéon
Panthéon Du 19 octobre 2023 au 11 février 2024
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C’est une leçon d’histoire, ou plutôt de contre-histoire à laquelle nous sommes conviés. Raphaël Barontini, jeune prodige de la scène contemporaine adoubé par les plus grandes institutions du monde, métamorphose le Panthéon avec une installation monumentale, textile et picturale, élaborée sur-mesure pour le Mausolée des Grands Hommes. C’est dans ce Cénotaphe, fleuron du patrimoine français, que l’artiste a élevé cette fresque « créolisant nos imaginaires » pour raviver la mémoire des acteurs et actrices du combat pour la liberté et rendre hommage à la masse d’anonymes asservis au fil des siècles.
Composée de cinq bannières ainsi que de vingt drapeaux de grand format de chaque côté de la nef, cette haie d’honneur présente les portraits stylisés de figures historiques du combat pour l’émancipation et l’abolition de l’esclavage. Mis en regard avec les peintures historiques de Jules-Eugène Lenepveu et Pierre Puvis de Chavannes narrant certains épisodes de l’histoire de France, ces pièces textiles s’activeront lors de performances musicales et de processions collectives d’un groupe issu d’un mas de carnaval antillais. Drapeaux, bannières et tapisseries se superposent ici pour éveiller les consciences et interroger la représentation du pouvoir, son cérémonial et son inversion carnavalesque.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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