Scandaleuses mais toujours enivrantes... Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire étaient-elles forcément vénéneuses ? La Maison Guerlain s’interroge au sein d’une troublante exposition invitant à une profonde introspection sur la dualité de la vie et de la mort, du spleen et de l’idéal, en somme du Bien et du Mal. Métaphores de la féminité pour certains, manifestations poétiques d’une sensualité éthérée pour d’autres, allégories passagères de la nature ou symboles d’éternité au caractère éphémère... Les fleurs montrent ici des ambiguïtés subtiles oscillant sans cesse entre la fragilité des sculptures de Johan Creten et l’érotisme diffus des photographies en noir et blanc de Robert Mapplethorpe. De cette
façon, l’exposition ose les contrastes en convoquant 25 artistes internationaux aux univers particulièrement léchés. L’œuvre langoureuse de Mimosa Echard dialogue ainsi avec celle davantage sensuelle d’Araki, tandis que l’étrange beauté du bouquet décomposé de Yan Pei-Ming s’oppose naturellement aux monstrueuses toiles d’Oda Jaune, déclinées dans une gamme de couleurs charnelles, aux tonalités douces et pastel. Les Fleurs du mal n’ont décidément rien perdu de leur superbe dans cette étourdissante ode à l’œuvre sulfureuse du poète maudit.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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