La Halle Saint Pierre nous emmène aux frontières de l'art brut

Halle Saint Pierre
Du 20 septembre 2023 au 25 février 2024

 

16

Certains les qualifient de singuliers, d’inclassables ou de naïfs... Les quinze artistes réunis dans l’antre de la Halle Saint Pierre ont bien décidé de nous faire changer d’avis sur ce que l’on qualifie aujourd’hui d’art brut, en repensant la définition qu’en donnait Jean Dubuffet il y a près de 80 ans pour faire émerger une vision innovante de la créativité. Chaque artiste, architecte de l’inattendu, alchimiste de l’imaginaire, tisse un récit visuel saisissant qui bouscule la réalité, abolissant les frontières entre le palpable et l’illusoire. Des madones en céramique de Pierre Amourette aux créatures étranges sculptées dans la terre par Shinichi Sawada, en passant par les assemblages végétaux énigmatiques de Marc Décimo, chaque œuvre s’érige en fenêtre ouverte sur un monde parallèle, d’une captivante étrangeté. La déraison créative, éperdue d’audace, bouscule l’ordre établi, s’abreuvant au chaos pour défier nos certitudes. Telle une galaxie inexplorée, cette constellation d’artistes nous guide à travers un voyage infini, où l’art ne connaît ni frontières ni contraintes, mais célèbre l’union subtile du sensible et de l’insaisissable. Réenchanter le monde avec de délicats origamis en feuilles de chêne, croiser les végétaux dans de sublimes architectures de mycélium, déverser un torrent de mots et d’images pour fusionner les sens, ici tout est permis pour offrir à la création une infinité de possibles. Privilégiant la liberté des chemins insolites, ces créateurs portent des étiquettes interchangeables qui pulvérisent des règles devenues asphyxiantes pour mieux les réinventer.

Plus d'informations ici

Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

L'Ours Copyright Marianne Rosensthiel
  • Incontournable
  • Cinéma

Le chantier invisible à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Jusqu’au 31 octobre 2026

Maquettes, repérages et storyboards : la Fondation Pathé révèle 50 ans de préparation des films de Jean-Jacques Annaud.

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.