Exposition Œdipe à l'Institut Culturel Italien de Paris
Institut Culturel Italien Du 2 février au 26 avril 2024
2
Celui qui tua le père, s’accoupla avec la mère, le destin inexorablement tragique d’Œdipe fût source intarissable de création. La figure du garçon qui en voulant à tout prix fuir le destin, l’embrasse à pleine bouche, est déclinée par les artistes pour proposer un regard nouveau sur leur propre recherche esthétique. Quinze auteurs contemporains ont mêlé leurs voix et leurs expressions artistiques plurielles pour imaginer Œdipe, L’abîme de l’âme.
L’exposition combine peinture, sculpture, installation ou encore photographie, œuvres qui désarticulent la figure du roi de Sophocle. Celle-ci déborde de thèmes exploités ; la mère, le fils, le désir, l’inceste, le meurtre, la quête de soi, l’inconscience, la faute et l’expiation. Apparue dans les poèmes homériques, chantée dans les tragédies grecques, peinte par Ingres et d’autres, pointé du doigt par Freud, réécrite par Gide et Cocteau, l’histoire d’Œdipe a parcouru les siècles mais n’a jamais perdu la force de son dilemme.
L’engrenage ironique mais sensiblement tragique du héros mythologique est observé d’un œil curieux et moderne. Un mythe qui n’en finit pas de teinter la société occidentale du rouge de son sang, comme dans cette œuvre où les yeux arrachés de l’incestueux ont bondi du globe oculaire.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end