Exposition Quelque part en France, 15 chroniques photographiques de l’agence MYOP au Val Fleury
Le Val Fleury Du 18 octobre au 15 décembre 2024
8
Miroir, miroir, dis-moi quel portrait de la France veux-tu voir ? Souhaites-tu observer celui des travailleurs de la terre et des marins fidèles à l’école de la mer ou préfères-tu les disparus dont on ne voit plus les traces, mais simplement les reflets ? Quelques mois après l’exposition géante de la Bibliothèque nationale de France sur le photojournalisme, le Val Fleury invite quinze photographes de l’agence MYOP à nous donner leur vision de l’histoire dans une exposition plus intime que jamais : quinze chroniques qui, mises bout à bout, dressent un portrait-robot subjectif et infiniment engagé d’une France plurielle tantôt fragile, tantôt résiliente.
Le pays ne se dévoile pourtant que par fragments. Comme un gigantesque puzzle, l’exposition recompose sous nos yeux le visage de la France : Ed Alcock pose son objectif sur ces « zones à risque » situées dans un rayon de cinq kilomètres autour des centrales nucléaires françaises, quand Chloé Sharrock soulève l’épineuse question du délabrement et de la renaissance de nos églises dans nos campagnes. Agnès Dherbeys suit le quotidien des femmes du coin, précaires et isolées, du Tarn-et-Garonne, quand Zen Lefort documente les lieux où des féminicides ont été commis.
LE VAL FLEURY Du 18 octobre au 15 décembre 2024
Allée du Val Fleury, 91190 Gif-sur-Yvette (RER B)
Du mar. au sam. 14h-18h, dim. 14h-18h30, fermé le lun.
Entrée libre Plus d'informations
En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end