Exposition Corps pop, esprit dada : l'odyssée pop de la Maison Renoma
Maison Renoma Jusqu'au 28 juin 2025
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Maurice Renoma nous invite dans sa maison… Entrez. Tout n’est pas rangé, mais vous allez vous y retrouver ! On dit souvent qu’un habitat reflète la personnalité de son locataire, et cela se vérifie avec cette incursion privilégiée dans son univers : une odyssée pop où rien n’est à sa place mais dans laquelle toutes les disciplines sont passées au crible.
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Sous le regard imperturbable d’Andy Warhol – l’alter ego de notre hôte –, nous déambulons parmi les œuvres irrévérencieuses, traversons le chaos, avant de nous arrêter, charmés par l’autodérision d’une installation irrésistible de poissons rouges et de bananes jaunes. Délicieusement dada, cette exposition nous plonge ainsi dans l’œuvre psychédélique d’un anarchiste que nous rencontrons à travers ses statues géantes, ses clichés drolatiques et ses montages osés.
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Ode à la créativité rebelle, ce désordre organisé met en lumière tout le génie du propriétaire qui étoffe encore son jeu du haut de ses soixante ans d’activité. Le symptôme rassurant d’un esprit artistique inépuisable.
MAISON RENOMA : Appart, Boutique et Souplex Jusqu'au 28 juin 2025
129bis rue de la Pompe, 75116 - M° Rue de la Pompe (9)
Du mar. au sam. 11h-18h, fermé dim. et lun.
Entrée libre Plus d'informations
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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