Exposition Guillaume Bresson au Château de Versailles
Château de Versailles Jusqu’au 25 mai 2025
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Ne vous fiez pas aux apparences. Nous ne sommes pas en face d’une toile de Jean-Baptiste Greuze et nous ne sommes pas non plus devant un portrait de Jacques-Louis David. Sous les ors de l’Ancien Régime et les fresques épiques des conquêtes coloniales de Louis-Philippe, se joue une tout autre pièce.
Pour la première fois, le château de Versailles invite entre ses murs un peintre contemporain, le troublant Guillaume Bresson. Cette figure de proue de la figuration française donne ici un nouveau sens à la querelle des anciens et des modernes en conjuguant peinture d’Histoire au présent. Dans cette exposition déconcertante aux toiles intemporelles, le drame éclate ainsi à la manière des grands récits de l’art classique. Si « l’Alexandre Dumas de la peinture » Horace Vernet sublime la guerre et ses hauts faits d’armes, le jeune Guillaume Bresson transpose la tragédie des champs de bataille et des guérillas urbaines dans une chorégraphie parfaitement maîtrisée.
Dans des compositions dignes de Nicolas Poussin, Guillaume Bresson retranscrit avec gravité les luttes sociales et les violences contemporaines, peignant les fractures invisibles du monde moderne avec la majesté des maîtres anciens.
CHÂTEAU DE VERSAILLES Jusqu’au 25 mai 2025
Place d’Armes, 78000 Versailles
Versailles-Château-Rive-Gauche (RER
C) - Du mar. au dim. 9h-17h30, fermé
le lun. - Tarif : 21 € - TR : 13 €
Gratuit -26 ans
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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