Exposition Richard Avedon à la Fondation Henri Cartier-Bresson
FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON Du 30 avril au 12 octobre 2025
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Chez Richard Avedon, deux visions de l’Amérique se disputent la lumière : celle des nouvelles déités du XXe siècle, de Marilyn Monroe à Bob Dylan, en passant par Elizabeth Taylor, Andy Warhol et Janis Joplin ; puis celle plus sombre des anonymes, routiers, mineurs et ouvriers. La première a souvent éclipsé la seconde, faisant de Richard Avedon un faiseur d’icônes, photographe démiurge à l’allure folle d’éternel jeune homme. Une fois n’est pas coutume, la Fondation Henri Cartier-Bresson délaisse pourtant les stars de la chanson et du cinéma pour les grands oubliés de la côte ouest, révélant pour la première fois en Europe l’image de ces âmes égarées capturées dans la fureur des années 80. Sur un fond blanc caractéristique de son œuvre, Richard Avedon brosse dans la grande tradition de la photographie documentaire un portrait brut de l’Amérique, entre mythe et réalité. Là où les attitudes désinvoltes de ces modèles côtoient des visages empreints de défi, le photographe élève de simples citoyens en héros d’un far west contemporain, devenus les symboles d’une Amérique que l’on ne regarde plus.
FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON Du 30 avril au 12 octobre 2025
79 rue des Archives, 75003 - M° Rambuteau (11)
Du mar. au dim. 11h-19h, fermé le lun.
Tarif : 10 € - TR : 6 € - Gratuit -18 ans
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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