On a visité pour vous l'exposition Barbro Östlihn : un voyage de Stockholm à Paris à l'Institut Suédois
Institut suédois Du 28 mars au 20 juillet 2025
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Au commencement, une ligne. Droite, stricte, presque autoritaire. Puis,une courbe, un motif mosaïqué, des formes qui s’imbriquent et se croisent comme des murmures d’architectures oubliées. Les toiles monumentales de Barbro Östlihn ne racontent pas la ville : elles la transforment. Elles capturent ce qui échappe au regard quotidien, ces détails infimes qui révèlent pourtant toute la grandeur et la brutalité des métropoles.
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Arrivée à New York en 1961, Barbro Östlihn pose sur Manhattan un regard d’étrangère, à la fois fascinée et critique. Dans ses œuvres, la ville se révèle dans ses fractures, ses réhabilitations, ses destructions. Les bâtiments sont déconstruits en fragments, les structures réduites à des motifs répétés, des formes géométriques presque hypnotiques. Östlihn ne peint pas des édifices ; elle peint leur mémoire, leur résonance. Entre les motifs froids du béton et la douceur organique, elle brouille les frontières entre le brut et l’intime, nous livrant des instantanés de villes qui changent, qui s’effondrent pour mieux renaître. Face à ses œuvres, une question persiste : et si nous avions nous aussi, chaque jour, des fragments de villes invisibles sous les yeux ?
INSTITUT SUÉDOIS Du 28 mars au 20 juillet 2025
11 rue Payenne, 75003 - M° Saint-Paul (1)
Du mar. au dim., de 12h à 19h, jeu. jsq 21h, fermé le lun.
Entrée libre
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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