Exposition Au-delà à Lafayette Anticipations : sublimes tragédies
Lafayette Anticipations Du 15 février au 7 mai 2023
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Que se passe-t-il lorsque notre monde s’écroule ? Ces expériences laissent-elles des empreintes indélébiles sur nos existences ou sont-elles à l’inverse l’occasion de sublimes renaissances ? De l’épisode traumatique à la douloureuse cicatrisation, des pulsions de vie aux instincts de mort, cette exposition collective nous convie à un voyage philosophique et éminemment personnel en questionnant notre capacité intrinsèque à surpasser l’émotion, le choc, les blessures pour construire à nouveau. Dans cet accrochage pluridisciplinaire, Alicia Adamerovich nous pousse ainsi vers d’énigmatiques déambulations intérieures, Michel Nedjar invoque les spectres d’une famille déchirée par l’Holocauste, tandis que Wifredo Lam interroge son identité contrastée, évoquant avec pudeur le spectre de ses ancêtres issus de minorités opprimées. Convoquant les fantômes et les démons des tragédies passées, ces artistes célèbrent, à leur manière, leur combat permanent pour la vie. La mélancolie y rencontre ainsi l’espoir, et l’obscurité laisse peu à peu sa place à la lumière, comme une ode à la dignité humaine retrouvée. Ensemble, au-delà des blessures et des catastrophes, tous nous laissent entrevoir les spectres d’une guérison durable, ainsi que la renaissance heureuse d’un monde pourtant meurtri.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.