L'exposition "Éclats" sur les toiles de Carole Benzaken à la Galerie Nathalie Obadia
GALERIE NATHALIE OBADIA Jusqu’au 18 mai 2024
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La peinture de Carole Benzaken s’amuse sur la toile. C’est « un art du bougé », comme l’explique si joliment le commissaire Thierry Novarese. Son pinceau s’anime et, par le mouvement, rend floues les scènes pour en faire vaciller le sens. Une nature délicate, que la brise semble agiter. À travers ses acryliques et ses dessins sur verre feuilleté, l’artiste agence des jeux complexes d’entrelacs, qui nous font hésiter parfois, est-ce une photographie, un tableau ou une mosaïque ? L’exposition sonde les possibilités de l’image, de la forme et de la couleur, de l’abstrait et du figuratif.
Le saviez-vous ?
La nature sensible et harmonieuse dépeinte par Carole Benzaken a ému tant de monde, qu’une commande publique fût passée à l’artiste pour qu’elle conçoive les vitraux de l’église Saint-Sulpice en Essonne. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous arrêter à Varennes-Jarcy pour contempler les tulipes colorées de l’esthète, évoquant l’Arbre de Jessé.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.