Exposition Laurence Bost, les gardiens du geste au Musée de la légion d'honneur
Musée de la légion d'honneur Jusqu’au 2 mars 2025
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Dans l’écrin solennel du musée de la Légion d’honneur, Laurence Bost dresse un hymne vibrant aux artisans de la renaissance de Notre-Dame. Par quarante-et-un portraits, l’artiste révèle les âmes de ceux qui, pierre après pierre, ont fait revivre la cathédrale meurtrie par les flammes. La toile se fait éloge du geste. Le vitrailliste capte la lumière céleste, le tailleur de pierre cisèle l’éternité, le dinandier redonne vie au métal. Sous le pinceau de Bost, l’humilité devient grandeur. Ici, un apprenti choisit un chêne, là, une poutre s’élève vers le ciel. Ces visages disent tout : le temps suspendu, l’effort collectif, l’art comme transmission. Cette ode picturale, qui salue aussi la mémoire du général Georgelin, figure tutélaire de ce chantier héroïque, sonne comme un cantique à Notre-Dame et à ceux qui l’ont ressuscitée.
MUSÉE DE LA LÉGION D’HONNEUR Jusqu’au 2 mars 2025
2 rue de la Légion d’Honneur, 75007
M° Solférino (12) - Du mer. au dim.
de 13h à 18h, fermé lun. et mar.
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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