Dans le silence de la galerie, des anges tombent et s’élèvent. Les toiles d’Oda Jaune, vastes et énigmatiques, convoquent ici des figures d’une étrange familiarité, mi-humaines, mi-divines. Ses anges ne sont ni porteurs de bénédictions célestes, ni gardiens invisibles. Ils sont des créatures ambivalentes, nées de nos fragilités et de nos désirs, imprégnées de lumière mais toujours ancrées dans la chair.
L’artiste compose une liturgie viscérale, la monumentalité de ses œuvres nous contraignant à lever les yeux, à scruter ces êtres hybrides qui s’étendent et se métamorphosent, composant une poésie charnelle comme le plus grand des champs de bataille.
GALERIE TEMPLON
Du 8 mars au 3 mai 2025 30 rue Beaubourg, 75003
M° Rambuteau (11) - Du mar. au
sam. 10h-19h, fermé dim. et lun.
Entrée libre
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
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