Exposition L’écologie des choses à la Maison de la culture du Japon
MAISON DE LA CULTURE DU JAPON Du 30 avril au 26 juillet 2025
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Ici, tout se joue dans les silences. Une matière déposée. Une lumière qui effleure. Une pierre, un trait, un souffle. La Maison de la Culture du Japon orchestre une circulation sensorielle entre des œuvres japonaises d’hier et d’aujourd’hui, dans un dialogue presque chuchoté entre nature, mémoire et spiritualité. Le parcours commence avec les artistes du mouvement Mono-ha, apparu dans les années 1970, qu iexpérimentaient l’intensité poétique de la matière brute.
Il se poursuit avec des installations contemporaines plus immersives mais tout aussi épurées. Yoko Ono, Keita Mori, Shingo Yoshida, Hideki Umezawa ou encore Ayaka Yamashita proposent des œuvres discrètes, mais profondément vibrantes, qui réconcilient présence et absence, résistance et fragilité. Une invitation à ralentir, à ressentir autrement. À habiter le monde avec plus d’attention.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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