Exposition Philippe Perrot s'empare du Musée d'Art Moderne de Paris
MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS Du 4 avril au 2 novembre 2025
1
Il peint comme on rembobine un souvenir. Chez Philippe Perrot, les images ne surgissent pas : elles affleurent. Elles s’effacent un peu, se superposent, se griffent parfois. Dans ses grands formats troublants, l’intime s’entrelace au politique, la tendresse à la violence, les scènes du quotidien à des visions plus obscures. Une silhouette nue, un canapé défraîchi, une fleur écrasée, un gant de boxe ou un visage flouté... autant de motifs pris dans un flux de sensations brutes, comme autant de réminiscences suspendues entre lucidité et mélancolie.
Le musée d’Art moderne de Paris offre ici à Philippe Perrot sa première exposition monographique dans une institution publique. Une soixantaine d’œuvres composent ce récit discontinu, cette « histoire » singulière mais poreuse, qui touche à nos propres mémoires. On y perçoit la trace d’un corps, d’un passé, d’un silence. Le pinceau devient scalpel, révélant la fragilité du vivant comme les dissonances de notre époque. Car chez Perrot, peindre est une manière de tenir : debout, sensible, traversé.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Une traversée dans laquelle films, vidéos, dessins et peintures se fondent en un même paysage mental, saturé d’images numériques et de dialogues en boucle.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end