Le grand retour de la vasque Paris 2024 pour la fête de la musique au Jardin des Tuileries
JARDIN DES TUILERIES Du 21 juin au 14 septembre 2025
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Elle avait ébloui les foules lors des Jeux olympiques et paralympiques. Symbole fort et spectacle aérien inédit, la vasque imaginée par le designer Mathieu Lehanneur revient cet été, telle une étoile suspendue au-dessus des Tuileries. Haut de 30 mètres, cet immense ballon d’hélium, ceint d’un anneau lumineux de sept mètres de diamètre, s’élèvera chaque soir au coucher du soleil, avant de s’éteindre à l’aube.
Installée au cœur du grand bassin vidé pour l’occasion, cette sculpture atmosphérique flotte au croisement de la mémoire olympique et d’un imaginaire poétique. Sa flamme, illusion née de lumière, d’eau et de brume, continue d’habiter le ciel de Paris comme un rêve suspendu. Une manière de raviver l’esprit des Jeux, sans feu ni flamme, mais avec la magie intacte d’un rituel collectif.
Le saviez-vous ?
Ce n’est pas la vasque originale. Et ce n’est plus vraiment une vasque olympique. La vasque qui surplombera le jardin des Tuileries n’est pas celle qui a été embrasée le 26 juillet 2024 lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. L’originale n’ayant pas été pensée pour durer. Il a donc fallu en fabriquer une nouvelle, renforcée et légèrement modifiée, pour résister aux aléas du temps et des étés parisiens. Une œuvre-spectacle qui a dû renoncer à toute référence explicite aux Jeux – sans anneaux donc – pour obtenir l’autorisation d’illuminer nos nuits d’été.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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