Œuvre hypnotique de Philip Glass, Satyagraha retrace les premières années de Gandhi en Afrique du Sud et la naissance de sa philosophie de résistance non violente. Portée par une musique répétitive et méditative, la partition installe un climat presque mystique, où le temps semble suspendu. La mise en scène, visuelle et symbolique, déploie de puissantes images collectives qui traduisent la force morale et l’engagement spirituel du personnage. Chants en sanskrit, tableaux chorégraphiés et lente montée dramatique composent une fresque à la fois politique et contemplative. Un opéra d’une intensité rare, invitant à la réflexion autant qu’à l’émotion.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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