Du 19 janvier au 15 avril 2018 - Centre d'art d'Enghien-les-bains //
La communauté des images
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Une belle exposition au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains ce mois-ci, consacrée à Ange Leccia, vidéaste et plasticien de renom, dont les œuvres furent accrochées aux murs du Centre Georges Pompidou de Paris et à ceux du musée Guggenheim de New York. Intitulée La Communauté des images, cette exposition regroupe vidéos, photographies et arrangements de l’artiste. Cette multitude d’images, issues des archives personnelles d’Ange Leccia proviennent de divers horizons. Certaines ont été créées lors de son séjour à la Villa Médicis, où il résida au début des années 80. D’autres, dans une approche plus politique, ont été prises au Moyen-Orient. Mais toutes ont un point commun fédérateur, leur construction selon une approche duale, alliant Éros et Thanatos, l’amour et la mort. De ses images se dégage en effet parfois un certain lyrisme de la violence, comme quand un homme brandit fièrement un revolver, dans le vallon d’une montagne. On y croise aussi de nombreux visages féminins, parfois connus : celui de Laetitia Casta par exemple, qui partage avec Ange Leccia la même terre d’origine, la Corse. Quant à ses vidéos, elles reposent sur un hypnotique et envoûtant principe de répétition : les plans montés en boucle créent une sensation d’ivresse entêtante, le spectateur se plonge dans les leitmotivs de l’artiste.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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