Du 18 mai au 28 juillet 2018 - Studio Willy Rizzo //
9
Qui mieux que le créateur de mode pour mettre en valeur modèles et vêtements à travers ses propres photographies ? L’artiste Willy Rizzo est l’exemple concret et talentueux qu’un styliste peut rester objectif quant à son œuvre, à travers son outil photographique. Qu’il s’agisse de ses collections ou de celles d’autres grands créateurs, ses clichés donnent à voir les évolutions stylistiques mais aussi morales et sociales des années 1950 à 2000, notamment de la fin des sixties au début des eighties, période de sa vie où le photographe et designer italo-français liait intensément ses deux activités.
Ce sont ainsi 50 tirages argentiques – en couleur et en noir et blanc – présentés au sein de son studio, qui illustrent l’ambiance des magazines, des plateaux et des défilés de ce monde empli de fantasmes et de beauté.
Dans la lignée d’Avedon ou d’Irving Penn, Willy Rizzo porte un œil vivant et sincère sur ce qu’il capture mais jouit aussi d’une technique maîtrisée, procurant à ses œuvres un grain particulier et une douce énergie. Amoureux du travail, comme il se définissait lui-même, sa passion est palpable dans les photographies exposées, à la touche élégante. Un pur délice.
Let’s discover the Franco-Italian photographer and fashion designer, Willy Rizzo, through his pictures exhibited in his own studio.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end