L’exposition est aussi percutante que les uppercuts de Maïva Hamadouche. Cette championne du monde de boxe anglaise âgée de 28 ans, en conservant son titre depuis les récents championnats début 2018, continue de marquer l’histoire du sport de ces dernières années. Comme elle, de nombreuses personnalités issues de la génération Y, autrement dit l’ensemble des personnes nées en Occident entre 1980 et 2000, démontrent bien des talents. Que ce soit Vincent Lacoste, acteur révélé dans les Beaux Gosses, ou Olivier Rousteing, directeur artistique de la maison Balmain, une grande marque de vêtements, ils ont au moins un point commun : avoir réussi à s’imposer dans leur domaine respectif. Leur fougue a manifestement inspiré le Studio Harcourt, qui en expose les portraits. Des portraits en couleurs ou en noir et blanc, avec une lumière qui n’est pas sans rappeler celle du cinéma des années 1930. La photographie apaise dès lors que l’on y porte son regard. Une fois n’est pas coutume, le Studio Harcourt laisse entrer la jeunesse dans son ring, une jeunesse flamboyante.
The Y Generation has its talents and the Harcourt Studio has portrayed them : from the world champion of boxe Maïva Hamadouche to the French actor of The Beaux Gosses Vincent Lacoste.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.