Mémorial de la Shoah Du 8 mars au 15 novembre 2018
Du 8 mars au 15 novembre 2018 - Mémorial de la Shoah //
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Persécutés / persécuteurs, des hommes du XXe siècle
« À travers l’expression d’un visage, nous lisons s’il éprouve du chagrin ou de la joie, car la vie y laisse immanquablement ses traces ». August Sander avait déjà su voir le potentiel artistique et émotionnel fort du portrait. Considéré comme l’un des pères fondateurs du style documentaire, Sander a traversé une époque dans laquelle l’actualité politique était tristement omniprésente. Bien intitulée, l’exposition Persécutés/ persécuteurs s’attache, comme le travail de Sander, à dépeindre le plus authentiquement des personnalités appartenant aux « 2 côtés » : nazis de l’un, juifs et autres minorités opprimées de l’autre. Comme pour essayer de percevoir les personnalités propres à chacun, dissimulées sous les étiquettes. Ces photos peuvent être considérées comme des reliques de guerre, Sander n’étant absolument pas dans le cœur du IIIe Reich, son studio avait été délibérément incendié par l’Etat, mais les négatifs, eux, étaient précieusement dissimulés dans sa maison de campagne. Ce progressiste des premières heures offre un legs incommensurable aux rescapés et descendants de ces persécutés, et ainsi à l’Humanité tout entière.
August Sander is a precursor of the documentary style in photography. This exhibition’s main subject is the Second World War.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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