Ron Amir - Capturer le réel

Mam - Musée d’Art moderne de Paris
Du 14 septembre au 2 décembre 2018

Du 14 septembre au 2 décembre 2018 -
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris //

 

13

Ron Amir s’est épris des réfugiés venus du Soudan et de l’Erythrée en Israël pour fuir la guerre qui fait rage dans leurs pays natals. Le photographe s’est retrouvé bouleversé par les conditions de vie de ces êtres-humains en transit dans le centre de détention de Holot, situé dans le désert du Néguev et aujourd’hui fermé. Ron Amir a été horrifié par ce traitement profondément inhumain. Ces clichés, indépendants de toute conviction politique, ne font que rapporter de brèves tranches de vie de personnes enfermées alors même qu’elles sont en quête de liberté … Ce paradoxe fait la force et la beauté tragique des photos. Elles soulignent la déchéance généralisée de l’application des droits fondamentaux de l’Homme qui veulent que les personnes soient libres de circuler, d’autant plus en temps de guerre. Car même si ces clichés ont été faits en Israël, il s’en dégage une universalité inquiétante. Alors que les réfugiés eux-mêmes ne sont pas visibles sur les photographies – comme si on leur avait volé leur visage, leur identité - leur créativité, leur instinct de survie et leur sensibilité sont évidents dans les représentations qu’en fait le photographe engagé, leur redonnant ainsi un peu de dignité.

Photographer Ron Amir finds himself upset by the living conditions of migrants in transit in Israel.


Vous aimerez aussi…

GUTMANN Shrug of the shoulder
  • Photo
  • Découverte

L'Espace entre nous : Questionner le pacte photographique

Le BAL
Du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027

Qu'est-ce qui se passe, exactement, au moment du déclic ? Entre celui qui tient l'appareil et celui qui se laisse regarder, un espace existe

unnamed (1) (2)
  • Contemporain
  • Découverte

Y a le Renaud et le Ren'art

Maison Elsa Triolet-Aragon
Du 1er au 31 mai 2026

Cinquante ans de carrière, et Renaud s'invite chez le poète. Dans la maison qu'Aragon et Elsa Triolet ont habitée jusqu'à la fin, une trentaine d'artistes

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

A Kazakh Tradition
  • Gratuit
  • En famille

Exposition Fragilités et Résiliences, de Thibault Gerbaldi, au Jardin du Luxembourg

GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg
jusqu'au 19 juillet

Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.