L’ironie et l’autodérision sont décidément les maîtres mots de la galerie d’art Sakura. En cette fin d’été, 28 photographes ont exprimé leur vision du futur respective. Des photographies couleurs pastel où les chats portent des scaphandres, aux visions plus dramatiques voire catastrophiques, le moins que l’on puisse dire est que chaque artiste n’a pas la même dose d’optimisme. Pourtant, ce futur n’a pas l’air si éloigné de notre époque : ici aussi, les cosmonautes s’immortalisent via un selfie ou dessinent des graffitis dans des tunnels sombres… Pourtant un rictus apparaîtra vite au coin de votre bouche. Et pour cause : la fumée des vaisseaux spatiaux prend une jolie teinte lavande, les femmes de l’espace ont des airs de pin-up désabusées et les sucettes ont la forme de Saturne. Ainsi, qu’elles soient décalées ou intrigantes, les 100 œuvres contemporaines exposées mettent à l’honneur l’imaginaire de ces quelques artistes émergents, en traitant du quotidien proche des visiteurs curieux. Un seul mauvais présage dans cette projection : les constellations en forme de tête de mort, rappelant que l’avenir de l’humanité est incertain.
What are you expecting for the future ? The exhibition tries to answer with funny photographs of space, milky way and sci-fi.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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